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C’était lors de la cérémonie de lancement des activités de construction des infrastructures du projet Mont Mbappit. Ils ont offert au public et au vice-Premier ministre un spectacle digne des séries hollywoodiennes. Il est environ 11 heures à Njidaré place des cérémonies. Le public est déjà installé et on n’attend plus que l’arrivée du vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural M. Jean Nkuété pour que les cérémonies commencent. Le maire de Foumban Adamou Ndam Njoya, l’hôte de la manifestation, est installé à la tribune depuis trente minutes, aux côtés des autorités administratives.
Tout près de lui, une loge spéciale est aménagée et réservée au sultan roi des Bamouns Ibrahim Mbobo Njoya. Le conflit entre les deux personnages n’est pas étranger et connu de tous ; un conflit qui date depuis la création par Adamou Ndam Njoya d’un parti politique de l’opposition dénommé Udc. Une formation politique qui rafle tous les sièges et les mairies à chaque élection, faisant de lui l’homme le plus populaire de ce département, au détriment du souverain et des autorités qui ne voient pas cela d’un bon œil.
La bataille
Lorsque le sultan arrive à la place des cérémonies, il est suivi immédiatement du cortège du vice-Pm. Ce dernier attend dans le véhicule juste le temps que le roi prenne place et que les choses rentrent dans l’ordre. Les griots et les militants du Rdpc, parti au pouvoir, l’entourent et avec des honneurs à l’appui. Ce qui suscite le courroux des militants de l’Udc qui estiment que ces derniers font ombrage à leur président assis non loin du sultan. Ils décident alors de manifester leur colère d’une manière cavalière.
Les militants du Rdpc, vexés par cette perturbation, n’iront pas de mains mortes pour répliquer et donner une bonne leçon à ces « perturbateurs », « empêcheurs du pointage du gombo ». Les coups de poings et de pieds fusent de toutes parts, les effigies aux couleurs des parties en conflit volent en éclats ; on se renverse et on se relève dans la confusion ; une défense avec becs et ongles. Sur la place des cérémonies, la débandade est de taille. Les forces de l’ordre et les autorités administratives tentent de dissuader des pugilistes pour ramener l’ordre. Heureusement, cette rixe sera de courte durée et les deux parties observent une pause provisoire tout en se donnant donnent rendez vous au quartier pour la seconde partie.
Le reste de l’affrontement sera beaucoup plus verbal tout le long de la cérémonie. Les « deux Njoya » sont resté de marbre et assistaient à distance à ce déchirement indigne et drôle.
Pierre C Gouanez à Foumban
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