Le Pr René Frydman de Clamart, le père du premier bébé éprouvette français a démontré la grande part de responsabilité de l’homme dans l’infertilité du couple.l’ouverture des travaux sur le deuxième congrès du Gieraf. L’hôtel Sawa de Douala abrite depuis hier les travaux du deuxième congrès du Groupe interafricain d’étude, de recherche et d’application sur la fertilité (Gieraf). Cette grande rencontre scientifique réunit d’éminents gynécologues notamment venus d’Europe, et d’Afrique autour du thème de l’Assistance médicale à la procréation.
Parmi ces éminences, l’on cite outre les Prs Frydman, Thonneau, Samir Hamamah, et le Dr Guy Cassuto de France, le Pr Willem Ombelet de Belgique, le Pr Cheick Tidiane Cisse du Sénégal qui préside le comité scientifique.
Par ailleurs nombre de participants viennent des pays d’Afrique de l’ouest et centrale. L’équipe hôte du Cameroun a à sa tête le Pr Robert Leke. Pendant trois jours ces hommes de science vont explorer tous les phénomènes (biologiques, pathologiques et même environnementaux) liés à l’infertilité du couple, et rechercher des solutions à travers des nouvelles technologies et les moyens de se les approprier en Afrique.
En attendant la fin des travaux demain samedi, le ton a été donné hier, par nombre des exposés. Celui que les hommes en blouse ont le plus attendu aura été celui du Pr Frydman, (précédé du Pr Thonneau) dont l’aura internationale n’est plus à démontrer. Ce dernier qui est revenu sur la situation mondiale de l’infertilité a surpris plus d’un congressiste en mettant en exergue l’infertilité masculine. D’autant plus que pendant longtemps, quand un couple n’arrivait pas à avoir d’enfant, c’était directement vers la femme qu’on se tournait. Alors que le problème peut parfaitement venir de l’homme !
Asthénospermie
Aujourd’hui, selon des études scientifiquement prouvées, 40 % des infertilités dans le couple sont dues à un problème du côté de l’homme. Selon René Frydman l’âge de l’homme est un facteur de risque. D’après lui, les hommes viennent rarement en consultation et font porter l’opprobre à la femme. A l’intention de ses confrères, il a encouragé ces derniers de consulter le couple et non uniquement la femme. «A Toulouse, il y a deux cas de cancer de testicules par an, alors vous devez consulter l’homme pour savoir si le problème ne vient pas de lui».
Généralement, une stérilité masculine peut être provoquée par une production de spermatozoïdes de mauvaise qualité, une insuffisance de production de spermatozoïdes ou une anomalie du transport de ces spermatozoïdes. L’Oligospermie : elle correspond à une quantité insuffisante de spermatozoïdes dans le sperme. Normalement il y a au moins 20 millions de spermatozoïdes par ml de sperme. Un nombre inférieur à 10 millions/ml peut être responsable d’une infertilité.
L’Azoospermie : le liquide spermatique ne contient aucun spermatozoïde. L’Asthénospermie : elle correspond à un défaut de mobilité des spermatozoïdes qui éprouvent des difficultés à se déplacer. Il y a normalement au moins 40 % de spermatozoïdes mobiles dans le sperme.
En dessous de ce seuil, on parle d’asthénospermie. La nécrospermie : elle est caractérisée par un pourcentage élevé de spermatozoïdes morts (> 50 %). Elle est souvent due à des infections. La tératospermie : elle correspond à une quantité trop importante de spermatozoïdes mal formés et témoigne de la présence d’un taux anormalement élevé de spermatozoïdes anormaux de l’ordre de mois de 50 %. Souvent les anomalies sont associées on peut alors parler d’oligoasthénospermie ou d’oligoasteno-tératospermie.
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