Le paludisme, la tuberculose et le sida sont des maladies qui occupent une place importante dans la stratégie sectorielle du ministère de la Santé publique. Mais aussi dans l'atteinte d'ici 2015, de l'Objectif du millénaire n°6. Au moment où des bruits commençaient à se faire entendre quant à la suspension des financements en provenance du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida, il était temps, selon André Mama Fouda, ministre de la Santé publique, d'éclairer les populations.
Sur le SIDA
On estime à environ 543 000, le nombre de personnes vivant avec le VIH. Parmi elles, 164 000 sont éligibles au traitement antirétroviral et la file active de patients sous ARV est passée de 17 156 en 2005 à 75 900 en fin 2009. Des médicaments entièrement gratuits au Cameroun depuis mai 2007. Pour faire face à cette pandémie et aux deux autres que sont le paludisme et la tuberculose, le pays bénéficie de l'appui du Fonds mondial depuis 2003. « Le Cameroun a présenté 20 soumissions aux neuf appels à proposition lancés par le fonds mondial entre 2002 et 2009 », selon André Mama Fouda. Et sur les 20 soumissions, huit ont été éligibles. Respectivement en 2003 pour les trois pandémies, 2004 pour le sida, 2005 pour le paludisme et le sida. Mais en 2009, seuls le paludisme et la tuberculose seront financés par cet organisme international. Mais il n'y a pas d'inquiétude à se faire malgré tout. « Je voudrais rassurer tous les Camerounais, et particulièrement nos compatriotes sous traitement que des mesures sont d'ores et déjà prises pour assurer sans perturbation la gratuité des ARV et des médicaments contre les infections opportunistes », a déclaré le Minsanté. En effet, un accord de financement d'un montant de huit milliards de F sur deux ans, relatif à la continuation des services est en cours en faveur des personnes vivant avec le Vih/sida au 31 décembre 2009. De plus, le budget du Minsanté a prévu l'achat des ARV et la prise en charge des personnes commençant le traitement en 2010.
Sur le paludisme et la tuberculose
Le paludisme, première cause de mortalité et de morbidité dans notre pays, est au premier rang des préoccupations de santé publique. C'est pourquoi, grâce au financement du Fonds mondial, trois principales actions sont menées en permanence. Il s'agit de la lutte anti-vectorielle, avec la distribution des moustiquaires imprégnées, ou encore du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte. Pour ce qui est de la prise en charge rapide et efficace, une stratégie de prise en charge à domicile a été mise en oeuvre depuis 2007, même si elle reste à parfaire. « Nous prendrons des mesures pour que les relais communautaires soient plus visibles », a assuré le ministre. Des dispositions ayant été prises pour qu'une crise de paludisme simple se soigne à moindre coût. 70 F pour les jeunes enfants et 200 F pour les adultes, dans les structures publiques.
Quant à la tuberculose, le taux de succès thérapeutique est en progression. Il est passé de 72% en 2003 à 76% en 2008, grâce à une couverture assurée par 216 centres de diagnostic et de prise en charge. Avec 35 000 nouveaux cas attendus chaque année, le Cameroun est un pays à prévalence et à incidence élevées. Etant donné que 40% de tuberculeux sont séropositifs, le traitement antituberculeux est également gratuit, avant la prise en charge gratuite du VIH.
Source : Cameroon tribune
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