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Vainqueur 1-0 à l’aller, l’OL rêve d’accéder aux quarts de finale. Pour cela, il lui faut tenir tête aux stars du Real. Suspense garanti.
Vertigineux, immense, majestueux. Les moins expérimentés des Lyonnais ont découvert Santiago Bernabeu les yeux écarquillés, dans un silence empreint de respect, hier en fin d’après-midi, pour leur dernier entraînement avant un choc tout aussi propice aux superlatifs. Ce soir, le mastodonte de béton, avec ses 80 000 places, sera drapé de blanc pour accueillir le sursaut d’orgueil du Real Madrid après sa désillusion du match aller (défaite 1-0) ou… l’exploit historique de Lyon.
La délégation française est arrivée hier midi à l’aéroport Madrid-Barajas, sous un éblouissant soleil et quelques degrés réconfortants. Les Olympiens ont pris leurs quartiers sur le paseo de la Castellana, l’une des plus grandes artères de la capitale hispanique, à l’Hesperia Hotel. Le même qu’en 2006, quand le club avait tenu tête au Real de Raul et Van Nistelrooy (2-2). C’était en phase de poules. Autre enjeu, autre histoire. La fierté infinie des fidèles du Real Si les Lyonnais voulaient du calme, ils sont servis. Car le peuple merengue n’a d’yeux que pour son équipe. « Le match est très attendu, il y aura une grande ambiance, prédit Alberto, supporteur du Real qui tient un kiosque à cinq minutes de l’hôtel des Lyonnais. J’ai confiance, parce que je pense que cette année nous allons gagner la compétition. Si notre équipe ne passe pas, c’est qu’elle ne le mérite pas. » Car l’OL n’impressionne pas vraiment la « Casa Blanca » et ses socios. « Lyon était meilleur quand il avait Juninho », balaye le fan. A une table du restaurant Albur, dans un quartier animé, un client parcourt Marca entre deux tapas. Parmi les quinze pages que consacre le quotidien sportif à la rencontre, pas de place pour le doute. « Lyon va vivre un enfer », parie le journal, dans lequel le défenseur Sergio Ramos clame : « Nous allons gagner 3-0 ! » Face à cette insolente confiance, l’OL a choisi l’humilité. « Sur le terrain, ce sera onze contre onze », repousse poliment Chelito Delgado. Un autre Lyonnais avoue tout de même avoir eu « un peu les boules » en lisant Guti déclarer que « Lyon n’est pas un grand d’Europe ». La fierté infinie des fidèles madrilènes n’a d’égal que leur exigence et sera une arme pour l’OL. Et s’il n’est pas dépassé par l’enjeu, le club du président Aulas pourrait découvrir une autre particularité locale : les pañoladas, ces mouchoirs blancs que les Madrilènes agitent pour manifester leur mécontentement à l’égard des leurs. REAL MADRID - LYON 20 h 45, stade Santiago Bernabeu. Arbitre : M. Rizzoli. Real Madrid : Casillas - Ramos, Garay, Albiol, Arbeloa Granero, L. Diarra, Guti (cap.), Kaka - C. Ronaldo, Higuain. Entr. : Pellegrini. Lyon : Lloris - Réveillère, Cris (cap.), Boumsong, Cissokho - Pjanic, Toulalan, Makoun - Govou, Lisandro, Delgado. Entr. : Puel.
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