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Le président de la Fédération camerounaise de boxe déroule sa politique de relance du noble art dans son pays.
Dikalo : Président, vous entamez la 2ème année de votre mandat fédéral. Quel bilan faites-vous de la première année ?
Bertrand Magloire Mendouga : Pour une première année, elle a été entièrement porteuse et forte. Elle nous a permis de revenir sur le plan africain et mondial, de retrouver le Cameroun à des places qui n’étaient pas les siennes ces cinq dernières années. Sur le plan national, c’est une année où nous redémarrons tout car, la boxe était tombée très bas.
D : Comment entrevoyez-vous l’avenir ?
B.M.M : Il ne peut être que meilleur. Je vous annonce que nous recevons ici du 20 au 30 mars prochain, le 3e championnat d’Afrique junior et le championnat d’Afrique féminin. Vous pensez bien que c’est la confiance que l’Afrique et l’Aiba portent en notre pays, en notre boxe, qui a fait que nous puissions héberger ces compétitions. Je vous garantis qu’il y avait pas mal de pays candidats. C’est pour vous dire que nous sommes revenus. On peut encore recommencer à compter sur le Cameroun.
D : Parlant de ces deux compétitions, où en êtes-vous avec les préparatifs ?
B.M. M : Les athlètes sont en stage depuis bientôt un mois. Nous avons commencé par un stage externe qui a duré dix jours. A l’heure actuelle, nous sommes au début de la deuxième semaine du stage interne. Les athlètes sont internés dans un hôtel de la place. Ils s’entraînent tous les jours au camp de l’unité.
D : Combien de pays sont-ils attendus ?
B.M. M : En principe, nous en attendons beaucoup. Pour le moment, neuf pays ont déjà confirmé leur participation. Il faut dire que cette compétition est l’unique qui prépare au championnat du monde de boxe junior qui se déroulera à Hazerbaïdjan. Et la particularité de ce championnat du monde, c’est qu’il est qualificatif pour les premiers Jeux olympiques de la jeunesse.
D : Après Ebolowa l’année dernière, la saison 2010 s’ouvre dans quelle ville ? Y aura-t-il des innovations ?
B. M. M : Nous avons deux villes, Bafia et Ntui, qui ont demandé. Confirmation sera faite dans les jours à venir. Nous avons bien voulu aller au Septentrion, mais ils ne sont pas prêts. Ce que nous ferons, c’est que nous allons organiser à Garoua une des nouvelles Journées du nouveau championnat d’élite. Nous n’allons plus faire comme les années passées. Le championnat sera organisé par catégorie et les boxeurs compétiront tout le long de l’année. C’est un championnat avec un certain nombre de boxeurs d’élite qui vont pouvoir échanger pendant toute la saison. Cela permettra aux athlètes de boxer régulièrement et les meilleurs pourront progresser. Nous avons une bonne pépinière, mais les enfants avaient très peu l’occasion de boxer. Dans les jours à venir, nous allons nommer deux présidents qui auront pour rôle de rebooster les trois zones de boxe du pays afin que l’on puisse être aussi à l’aise à Maroua, à Ngaoundéré qu’à Bamenda. Cela ne veut pas dire que les ligues régionales ne fonctionnent pas bien. Elles seules ne suffisent pas pour permettre de faire beaucoup de compétitions. En fait, ces ligues ont un fonctionnement très réduit, compte tenu du nombre de boxeurs.
D : Quelles sont les activités sportives au programme cette année ?
B. M. M : Sur le plan international, nous devons participer au championnat d’Afrique junior, et je le crois, au championnat du monde. Un peu plus en avant, nous aurons à défendre nos places pour les Olympiades des jeunes. Concernant les seniors, nous allons compétir pour la première fois au championnat de la zone 3 du Cssa qui se déroulera entre juillet et août. Ce tournoi est qualificatif pour la 3e coupe d’Afrique des nations de boxe qui se tiendra en Algérie en septembre. Nous allons participer également aux Jeux du Commonwealth en octobre en Inde. Sur le plan local, nous avons ce nouveau championnat national. J’espère que nous aurons, dans toute cette organisation, le temps de s’arrêter pour faire la coupe du Cameroun.
J.P.B
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