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Région du Lac Tchad: le parent pauvre PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 03 Novembre 2017 11:36

La mobilisation internationale est d’une tiédeur déconcertante, alors que les ravages de la secte Boko Haram ont déjà tué près de 20.000 personnes.La menace .Depuis près d’une dizaine d’années, la secte terroriste Boko Haram a fait de la zone du lac Tchad son terrain de prédilection. Les actes de terreur ont commencé au Nigeria au début de la décennie, pour ensuite se répandre insidieusement dans les pays voisins. Le Cameroun, le Tchad et le Niger ont ainsi dû rentrer tour à tour dans une guerre imposée par les obscurantistes dont l’ambition au départ était de créer un khalifat à partir du Nord-Est du Nigeria. Depuis 2013, année des premières incursions au Cameroun, l’on estime à près de 1300, le nombre de victimes camerounaises. Au Nigeria voisin, où la secte est établie, ce sont plus de 17.000 morts depuis 2009. Des écoles ont été détruites ou fermées, l’activité économique réduite à sa plus simple expression, une crise humanitaire est gérée tant bien que mal, avec une pression de plus de 300.000 réfugiés qui pèse sur le Cameroun.
Les moyens
A l’instar du Cameroun, les pays touchés par la menace Boko Haram ont dû d’abord compter sur eux-mêmes. Pour ne céder aucun centimètre du territoire national, le Cameroun par exemple consent depuis cinq ans, des sacrifices considérables. Une importante partie des ressources de l’Etat est ainsi engloutie depuis quelques années pour la défense nationale. Ce qui a eu pour effet immédiat de ralentir l’élan des pouvoirs publics, lancés dans un ambitieux programme de développement des infrastructures. Tout ceci dans un contexte économique particulièrement morose. Le pays a su heureusement compter sur ses relations bilatérales pour se mettre à la hauteur du défi qu’impose une guerre d’usure. La France, les Etats-Unis, le Canada, la Russie, la Chine, la Grande Bretagne, l’Allemagne ou l’Etat d’Israël sont aux côtés du Cameroun dans le combat. Avec notamment des appuis logistiques et techniques remarquables.


La mobilisation
Comme l’a souvent martelé le président de la République, Paul Biya ces dernières années, la menace terroriste, qui aujourd’hui est une menace planétaire, appelle une réponse globale. Des appels ont été lancés et un plaidoyer actif et permanent est fait pour amener la communauté internationale en tant que groupe à prendre conscience de l’impact de Boko Haram sur la région touchée. Pourtant, s’il y a un endroit de la planète où l’on peut s’estimer lésé par la communauté internationale dans la mobilisation contre le terrorisme, c’est bien dans la région du lac Tchad. Les atrocités commises par les terroristes et leurs conséquences au plan humanitaire, ne suscitent visiblement pas la même émotion que les attaques subies par certaines capitales occidentales ou même la situation du Sahel voisin qui bénéficie clairement d’une meilleure attention, comme l’indique l’actualité récente. Devant cette indifférence, les Etats touchés ont formé une coalition militaire, la Force multinationale mixte, dont l’avènement a contribué à affaiblir davantage un ennemi déjà mis à rude épreuve par les armées locales, dont celle du Cameroun. Mais il en faut plus pour notamment adresser les autres problématiques de cette guerre. Le sommet tenu à Paris en mai 2014 avait laissé espérer une prise en main de la question au niveau des Nations unies. Mais il n’en est rien jusqu’ici.


Les intérêts
Le point commun des pays les plus touchés, comme le Nigeria et le Cameroun est bien leur poids économique dans la région. Le premier « règne » sur la sous-région Afrique de l’Ouest tandis que le second est le leader de l’Afrique centrale. Ces positions induisent un attrait d’intérêts multiples. Des convoitises qui rencontrent ici, une certaine force de caractère, une certaine indépendance d’esprit dans la manière de gérer les richesses. Tout cela qui semble les mettre hors d’atteinte d’un certain type d’influence. Et donc, même s’ils regorgent de richesses insolentes, ces pays sont réputés « difficiles à maîtriser ». Résultat : le Cameroun, le Nigeria et même le Tchad n’attirent pas facilement la sympathie lorsqu’ils font face à la menace terroriste. On devine pourquoi…

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