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Afrique du Sud : l’ANC donne 48 heures à Zuma pour démissionner PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jeune Afrique   
Mardi, 13 Février 2018 11:35

La résistance du chef de l’État a plongé le pays dans une grave crise politique, qui s’est notamment manifestée par le report, la semaine dernière, du discours présidentiel annuel sur l’état de la nation, une première dans l’histoire de l’Afrique du Sud démocratique. « Nous savons que vous voulez tourner la page », a concédé dimanche Cyril Ramaphosa devant des milliers de partisans de l’ANC réunis pour les 100 ans de la naissance de Nelson Mandela, le père de la nation « arc-en-ciel ». « C’est le souhait de notre peuple de finaliser tout ça et c’est précisément ce que le NEC va faire », avait promis celui qui succéderait à Jacob Zuma en cas de démission du président.

 

Impatiente, l’opposition, qui demande depuis des années le départ de l’actuel président, est allée plus loin en exigeant lundi la dissolution du Parlement et la tenue d’élections anticipées. « Il est important que le Parlement soit dissout et que nous repartions de zéro », a déclaré Kenneth Meshoe, chef du Parti démocratique chrétien africain (ACDP).

« Parce que s’il est remplacé par son vice-président Cyril Ramaphosa, le même groupe de personnes qui défendent et protègent la corruption seront au pouvoir », a-t-il justifié.

L’opposition a aussi réclamé que soit avancée une motion de défiance, inscrite à l’ordre du jour du Parlement le 22 février.

« Instinct de survie »

Même si la fin de son règne semblait proche, le président Zuma reste soutenu par un carré de fidèles. « Ils ont atteint le pic de leur carrière politique, certains sont visés par des plaintes (…), ils sont animés par leur seul instinct de survie », a résumé Somadoda Fikeni, analyste politique.

Le patron de l’ANC a d’ailleurs reconnu dimanche que son parti traversait une période de « désunion et de discorde ».

L’autorité du président Zuma a commencé à vaciller depuis l’élection en décembre de Cyril Ramaphosa qui lui a succédé à la tête de l’ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis l’avènement de la démocratie en 1994.

Pour l’actuel vice-président sud-africain, la mise à l’écart de Jacob Zuma est la condition incontournable pour redorer le blason du parti avant les élections générales de 2019.

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