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LIBYE: L'ONU SALUE LA PERSPECTIVE D'ELECTIONS EN 2018, SANS MENTION DE DATE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Izf.Net   
Jeudi, 07 Juin 2018 11:27

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé mercredi un texte endossant la Déclaration de Paris de mai sur la Libye prévoyant des élections présidentielle et législatives avant fin 2018, sans toutefois mentionner la date du 10 décembre arrêtée en France pour ces scrutins. "Le Conseil salue l'engagement pris (par les parties libyennes), tel qu'il est énoncé dans la déclaration de Paris, d'oeuvrer de manière constructive avec l'Organisation des Nations unies en vue d'organiser des élections législatives et présidentielle crédibles et pacifiques et d'en respecter les résultats", souligne le texte adopté à l'unanimité des 15 membres.

La plus haute instance de l'ONU "se félicite de la dynamique créée par la conférence internationale sur la Libye organisée à Paris, le 29 mai 2018, par le président Emmanuel Macron, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies", indique aussi sa déclaration rédigée par la France.

La réunion avait pour la première fois réuni le Premier ministre d'union nationale Fayez al-Sarraj, son rival, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, basé à Tobrouk (est) et celui du Conseil d'Etat à Tripoli, Khaled al-Mechri.

Les quatre principaux protagonistes du conflit libyen s'étaient alors engagés à organiser des élections le 10 décembre pour sortir leur pays du chaos, sept ans après l'intervention occidentale de 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi.

Dans la négociation du texte du Conseil de sécurité, des pays se sont cependant opposés à mentionner "explicitement" la date du 10 décembre, selon des sources diplomatiques qui ont refusé d'identifier les Etats en question.

"La date de décembre n'a pas été mentionnée dans le texte car le Conseil (dans sa globalité) n'approuve pas explicitement le calendrier proposé par la France", explique un diplomate sous couvert d'anonymat. "Le Conseil soutient l'initiative française de réunir les dirigeants clés libyens et est d'accord pour pousser la préparation par l'ONU des élections, mais des membres considèrent que des élections ne doivent se tenir qu'une fois approuvées les lois électorales nécessaires et une base constitutionnelle" aux scrutins, a-t-il ajouté.

- Approches antagonistes -

"Des pays n'étaient pas favorables" à la mention de la date du 10 décembre, concède-t-on à Paris, "mais pour autant un consensus a émergé sur la nécessité de soutenir le processus lancé" en France.

L'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, tente depuis longtemps d'obtenir un accord des parties sur une nouvelle Constitution et un calendrier pour son adoption.

A Paris, les quatre responsables libyens s'étaient engagés à trouver une "base constitutionnelle" pour les élections d'ici au 16 septembre 2018, sans décider si cela passerait par un référendum.

Cette date n'est pas non plus mentionnée dans la déclaration adoptée mercredi par le Conseil de sécurité.

La question constitutionnelle suscite des approches antagonistes en Libye. Ce processus, qui doit notamment définir les pouvoirs du futur président, pourrait conduire à "retarder les élections", avait admis lors de la conférence de Paris une source proche du dossier.

A la mi-mai, Ghassan Salamé avait déploré que les vues libyennes divergent "radicalement". Certains veulent un référendum ou des amendements au texte en cours d'élaboration, d'autres réclament un retour à la précédente Constitution, avait-il dit.

Avant l'adoption du texte mercredi, l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, s'était félicité devant les médias du "soutien unanime" du Conseil de sécurité à la Déclaration de Paris. "Il endosse le calendrier" prévu alors pour une présidentielle et des législatives "d'ici la fin de l'année", a-t-il fait valoir.

On a déjà eu des revers dans le dossier libyen et si les élections ne se tiennent pas le 10 décembre, ce ne sera pas la fin du processus, note un diplomate d'un pays membre du Conseil de sécurité. Il revient maintenant à Ghassan Salamé de concrétiser les engagements libyens, ajoute-t-il, précisant qu'à ce stade il n'existe pas de plan pour d'éventuelles sanctions en cas de non application.

 

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