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UNION AFRICAINE : L’INTEGRATION CONTINENTALE EN CLE DE VOUTE DU DEVELOPPEMENT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Camnews24   
Vendredi, 10 Août 2018 15:40

Faisant le constat selon lequel en Afrique, l’action de l’État est la clef pour relever les défis de la croissance, de l’emploi et de l’inégalité, la Commission de l’Union africaine et du Centre de développement de l’OCDE ont dans un rapport entrepris d’inverser cette tendance en se fondant à l’occasion sur l’impératif d’intégration qui devrait davantage booster l’émergence observée depuis peu sur le continent. Une option que le continent voudrait conséquemment adosser sur des stratégies de développement plus cohérentes, qui mettent l’accent sur une meilleure action publique, pour pleinement relever les défis qui interpellent la quasi-totalité de nos pays en termes de croissance, de politique de l’emploi plus efficace et de dilution des inégalités sociales engendrées par cette dynamique d’émergence inédite que connaît le continent. Des options et approches qu’on ne saurait cependant dissocier des embellies perceptibles observées depuis peu en ce qui concerne la reprise de la tendance haussière des cours des matières premières, l’évolution positive de ka demande intérieure des états africains, les progrès dans la conduite des politiques macroéconomiques et des stratégies de diversification des économies nationales qui ont inexorablement boosté la croissance africaine récente, qui devrait se situer autour de 4% par an entre 2018 et 2020. De même que le choix, gagnant, de certains pays d’accroître l’investissement dans les infrastructures et la multiplication des partenariats commerciaux – notamment avec la Chine, l’Inde et d’autres pays émergents. Des performances confortées par une croissance durable. Tant il est vrai que depuis le début du siècle, l’Afrique est la deuxième région du monde à la croissance la plus rapide après l’Asie, avec un taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB) de 4,7% entre 2000 et 2017. Malgré tout, cette croissance n’a pas été suffisante pour enclencher des changements de fond.

 

Renforcer la transformation structurelle des économies

En dépit de ces performances, elles restent en-deçà des objectifs y afférents édictés par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Des insuffisances qu’il faut cependant rapidement combler pour envisager avec sérénité la pleine réalisation du thème «croissance, emploi et inégalités», sous lequel a été conduit le rapport conjoint Union Africaine OCDE, récemment présenté à Addis-Abeba. Rapport devant désormais servir de rampe de lancement d’une nouvelle approche accordant la part belle à une intégration plus accrue dans le continent, elle-même articulée autour de l’importance d’accélérer la transformation structurelle des économies continentales. Ce d’autant plus que le ralentissement de la croissance globale est assujetti à une plus grande régularité de celle-ci, de même qu’à son extension au-delà de la minorité d’états qui parvient malgré tout à réaliser un taux de croissance annuel moyen supérieur à 7 % fixé par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Surtout qu’au cours de la période 2016-20, seuls trois pays, sur les cinquante-cinq que compte le continent, devraient atteindre ledit objectif. Bien plus, cette croissance n’a pas créé suffisamment d’emplois décents. Au point qu’à ce jour, 282 millions d’individus occupent des emplois précaires. À ce rythme, 66 % des emplois resteront vulnérables en 2022, compromettant ainsi l’atteinte de l’objectif des 41 % à l’échéance 2023. Dans le même temps pourtant, la population du continent augmente très rapidement – un quart de la population mondiale sera africaine d’ici à 2050.

Diversification et productivité en toile de fond

Des tares que cependant combler le continent pour peu que celui-ci s’oblige par ailleurs  à accroître sa productivité. Un impératif inhérent au fait que : les entreprises africaines accusent un retard important au niveau mondial dans des secteurs à fort potentiel de création d’emplois comme l’agro-industrie, la construction, le cuir, l’industrie manufacturière légère et les services logistiques. Enfin, la croissance en Afrique a un effet plus faible sur la réduction des inégalités et l’amélioration du bien-être qu’ailleurs dans le monde. Si le coefficient de Gini du continent africain avait baissé de 7 points supplémentaires pour se situer à 35 -c’est-à-dire au niveau actuel en Asie - la croissance aurait sorti 130 millions de personnes supplémentaires de la pauvreté pour la période 1990-2016. Malgré un recul de l’extrême pauvreté, celle-ci touche encore 35% de la population sur le continent soit 395 millions de personnes. Pire encore, les disparités socioéconomiques observées d’une sous-région à l’autre, ne sont pas pour araser vers le haut la croissance du continent en termes aussi bien de revenu moyen, d’accès à un emploi décent et conséquemment de conditions de vie adéquates pour le plein épanouissement individuel et collectif. Toutes choses qui ont ainsi mis à nu la faible intégration des économies même au sein des différentes sous-régions, alors que si une telle intégration avait été, on aurait plutôt assisté à une dynamique progressiste articulée sur la saine émulation porteuse de davantage de compétitivité et donc, plus encline à générer des emplois.

Exploiter à fond les atouts du continent

Fort de ce qui précède, il est clair que l4afrique fait face à de nombreux défis. Défis dont le relèvement est assujetti à l’exploitation rationnelle des atouts pluriels que possède le continent et en l’occurrence : une population jeune et entreprenante, des territoires en pleine mutation avec des campagnes en croissance et une urbanisation rapide, des ressources naturelles considérables, des économies dynamiques, de riches écosystèmes, une diaspora solidaire. Mais, dans de trop nombreux cas, les politiques publiques n’ont pas réussi à mobiliser ces atouts efficacement. La mise en œuvre du programme de réformes tracé par l’Agenda 2063 exige des capacités gouvernementales accrues, plus de responsabilité, de transparence et de coordination et la promotion d’une bonne action institutionnelle. Ce d’autant plus que l’Afrique a un rôle crucial à jouer dans la refonte profonde du cadre de la coopération internationale qu’appellent les Objectifs du développement durable. Le continent est une formidable terre d’innovations en matière de stratégies de développement : ses partenaires ont intérêt à l’écouter d’avantage et mieux accompagner la mise en œuvre de ses stratégies créatives. Autant dire, une appropriation efficace de l’ensemble desdits atouts et leur exploitation rationnelle pourront faire du continent à brève échéance, le nouveau pôle économique de par ses performances et son taux de croissance global.

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