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Cameroun - Crise anglophone: Des activistes détenus depuis 7 mois au SED à Yaoundé entrent en grève de la faim dès ce lundi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par cameroon-info   
Lundi, 07 Août 2017 09:24
Arrêtés dans le cadre des manifestations violentes pour l’indépendance des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays, une douzaine d’activistes protestent contre leurs conditions de détention.C’est un nouveau bras de fer que veulent entamer ce lundi, les activistes anglophones détenus au secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie (SED). Selon l’Agence de presse africaine (APA) qui rapporte l’information ce dimanche, une douzaine d’entre eux veulent entamer une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Dans une vidéo de 4 minutes, consultée par nos confrères auprès d’un parent de l’un des prévenus, quelques uns ont comparé leur lieu de détention à «un bunker», situé dans un sous-sol humide, manquant d’eau, de lumière et d’ensoleillement.

«C'est le pire bunker que vous puissiez imaginer, explique Asaah Patrick Ndango. Cela pourrait nous donner le cancer en moins de six mois. Vous aurez pitié de nous si vous voyez l’état de nos toilettes qui n’ont pas de fenêtre. Nous nous trouvons dans des conditions terribles ». S’adressant à leur communauté et à leurs familles, ces détenus, apprend-on, se disent déterminés, «prêts pour le sacrifice ultime» pour  l’autonomie cette partie méridionale du pays qu’ils ont baptisé «Ambazonia Republic».

«Si la mort est le prix que nous devons payer pour garantir notre liberté et pour rétablir l'indépendance de notre pays, nous paierons ce prix», jurent en chœur ceux qui sont derrière les barreaux depuis 7 mois au moins. Selon des sources indépendantes, au moins 71 activistes anglophones, sont en détention dans plusieurs sites à Yaoundé, la capitale dans des conditions épouvantables, en attente de leur jugement par le tribunal militaire.

Une juridiction qui les accuse d’actes de terrorisme, hostilité contre la patrie, incitation à la sécession, propagation de fausses nouvelles et rébellion collective. Plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que la société civile ont déjà exigé, en vain, leur libération. L’organisation des Nations unies (ONU) en avait formulé la même demande, invitant par ailleurs le régime de Yaoundé à entrevoir un franc et sincères avec ces protestataires.

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