Régie publicitaire
CHRONIQUE : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET SES ZONES D’OMBRE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ghislain KOUNGANG   
Samedi, 10 Février 2018 17:07

5 ans après la mise sur pied de la chambre haute du parlement camerounais le sénat, C’est au tour du conseil constitutionnel de voir le jour.  Cette institution d’importance inégalable est désormais une réalité au Cameroun depuis le 07 février 2018. Il a fallu attendre 22 ans pour  que Paul Biya  s’attèle au parachèvement des institutions de la république. Comme le dit  si bien un vieil adage mieux vaut tard que jamais.  L’organe en charge du respect de la constitutionnalité des lois est acté par l’un des décrets présidentiels  notamment le premier signés à cet effet par le, chef de l’état. Une promesse réitérée dans son discours à la nation le 31 décembre 2017 et aujourd’hui tenue. Pour mémoire le conseil constitutionnel fait partie des institutions nouvelles créées par la loi n° 96/06  du 18 janvier 1996 portant révision de la constitution du 02 juin 1972. Seulement de prime abord la configuration et la composition  de cette nouvelle institution révèle la constance d’un principe cher à Paul Biya.Il s’agit de 11  personnalités avec pour patron Clément ATANGANA subitement  ressuscité  à la suite du décret présidentiel. En effet le magistrat au moment de sa nomination  se délectait du haut de ses des effluves d’une retraite bien méritée, c'est-à-dire que la fonction publique  l’avait jugé fatigué et donc admis au repos.  Eh bien c’était sans compter  avec Paul Biya  et sa génération. Pour le reste dont l’âge ne varie entre 60 et 70 ans, rien à ajouter, c’est la logique de la gérontocratie  qui continue son bonhomme de chemin face à une jeunesse qui ne cesse pourtant d’exprimer son impatience et  de crier sa soif de participer à la prise des décisions à hauts lieux.

L’on ne saurait en toute clairvoyance et en toute honnêteté faire litière de la rumeur annonçant  pour mort le chef de l’état camerounais. Pour les apparatchiks du pouvoir  Paul Biya vient ainsi de confondre ses détracteurs  en fournissant  la preuve s’il en était encore besoin qu’il reste et demeure l’empereur César, le maitre incontesté de l’appareil et du calendrier politiques camerounais et surtout qu’il est bel et bien vivant. Mais aussi dans un autre sens,  il est désormais clair pour ce qui est du constat de la vacance de la présidence de la république  avec l’avènement du conseil constitutionnel  qui en a qualité.  Bref  on n’en est peut être pas très loin de ce cas de figure raison pour laquelle on s’y prépare à Etoudi prévenir  valant mieux que guérir.

Cependant au vue de l’atmosphère sociopolitique qui prévaut au Cameroun  du fait de la crise anglophone, l’on est en droit de s’interroger sur  l’apport direct de la composante sociologique du nouveau conseil    à la résolution sinon à la désescalade de la violence devenue le lot quotidien des populations des deux régions anglophones. Point besoin de rappeler que la question de la représentativité au sein de l’appareil étatique  des anglophones  est bien connue de tous. Morceau choisi  le premier anglophone apparait au 4è rang selon l’ordre de prééminence au sommet de l’état, l’on se serait alors attendu que la présidence du conseil constitutionnel  revienne aux anglophones. Que non !

Ghislain KOUNGANG.

Share Link: Partager l'article: Google Yahoo MyWeb Del.icio.us Digg Facebook Myspace Reddit Ma.gnolia Technorati Stumble Upon Blogmarks Ask PlugIM Mixx MSN Live
 

Ajouter une réaction


Code de sécurité
Rafraîchir

 

Journal de 20hrs

Mini journal TV du jour

Culture d'Afrique

Journal de l économie

La Tanière

Conversation

International

pub-ccc1

Vos Réactions