Régie publicitaire
CAMEROUN: 160.000 DEPLACES DANS LA REGION ANGLOPHONES. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par AFP   
Mercredi, 16 Mai 2018 08:33

Quelque 160.000 personnes ont dû fuir leur logement dans les régions anglophones du Cameroun en raison des violences liées au séparatisme anglophone, a indiqué mardi l'ONU dans un comuniqué de son Bureau de coordination des Affaires humnaitaires (Ocha).C'est la première fois qu'une estimation du nombre de déplacés est effectuée depuis le début de la crise fin 2016, en raison d'un accès difficile aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les deux régions anglophones du pays en proie à cette profonde crise socio-politique. "La majorité des déplacés a fui dans la brousse avec peu pour survivre. D'autres sont hébergés par des communautés locales qui font également face à des conditions de vie défavorables", indique le communiqué de l'Ocha.
Outre ces 160.000 déplacés, 34.000 personnes ont trouvé refuge au Nigeria voisin dans l'Etat de Cross River, selon l'agence nigériane de gestion des urgences (Sema).
Selon des témoignages recueillis par l'AFP au Nigeria, les Camerounais traversent la frontière à pied, dans des zones montagneuses et de forêt dense très peu accessibles du fait du manque de routes, rendant difficile leur enregistrement.
"Comme dans tout scénario de conflit armé, la population civile paie les conséquences de la violence, de l'insécurité et de la peur", expliquait en avril à l'AFP Alberto Jodra Marcos, chef de mission de l'ONG Médecins Sans Frontières-Suisse au Cameroun.
Aux Nord-Ouest et Sud-Ouest, les combats sont devenus quasi-quotidiens entre les forces de sécurité camerounaises, déployées en force par Yaoundé, et des hommes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone, qui avait éphémèrement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.
Vendredi, un homme a été enlevé par des hommes armés à Widikum (Nord-Ouest), de sources concordantes. "Il travaillait le lundi, alors que c'est un jour décrété +ville morte+ par les séparatistes", selon une source pastorale à l'AFP.
Des affrontements ont eu lieu à Bafut (Nord-Ouest) le 11, et à Yo-Ke (Sud-Ouest) le 12, sans faire de victime recensée, selon des sources concordantes.
Selon le centre de réflexion International Crisis Group (ICG), "au moins 120" civils et "au moins 43" forces de sécurité" ont été tués depuis fin 2016. Le bilan côté séparatistes reste inconnu.
Les séparatistes sont accusés de multiples enlèvements de fonctionnaires et autres Camerounais francophones, tandis que l'armée est taxée d'exactions et de brûler des habitations.
"Nous ne brûlons que les maisons où on découvre des armes", se défendait fin avril à l'AFP l'armée, qui réfute les accusations d'exactions.
Cameroun anglophone: l'armée admet des violences contre un séparatiste
Des militaires camerounais ont "malmené et ligoté" un présumé leader séparatiste anglophone lors de son arrestation samedi, a admis mardi Yaoundé, au moment où une vidéo montrant un gendarm
Des militaires camerounais ont "malmené et ligoté" un présumé leader séparatiste anglophone lors de son arrestation samedi, a admis mardi Yaoundé, au moment où une vidéo montrant un gendarme molestant l'homme a été largement partagée sur les réseaux sociaux.
Les gendarmes sont "manifestement sortis des normes et techniques légales en pareilles circonstances", a reconnu le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, à la radio d'Etat, à la suite d'une interpellation "après une résistance musclée" qui "a donné lieu à une vidéo".
C'est la première fois que l'armée reconnaît des exactions commises par des forces de sécurité déployées dans les deux régions anglophones en crise depuis le début des affrontements, fin 2017.
"Une enquête a été ouverte pour identifier (et) le cas échéant sanctionner les auteurs de ces agissements contraires au respect des droits humains", a assuré le ministre.
Surnommé "général", la personne violentée est un présumé leader séparatiste qui a été arrêté samedi, a indiqué M. Beti Assomo. Le "général" séparatiste "était activement recherché depuis plusieurs semaines pour son implication dans des actes de violences contre les populations et (dans) l'assassinat des personnels de forces de défense et de sécurité".
La vidéo montre des gendarmes brutalisant un homme couvert de boue, les mains attachées dans le dos.
Un gendarme le frappe de manière répétitive sur la plante des pieds, à l'aide du côté plat de la lame d'une machette. Un autre le maintient au sol avec une chaise. On y voit un autre gendarme monter sur la tête de l'homme, donnant l'impression de vouloir l'étrangler.
"Une enquête a été ouverte sur les faits qui lui sont reprochés", a-t-il ajouté.
Les forces de sécurité ont été maintes fois accusées par des ONG et des témoins d'exactions et de brûler des maisons.
"Nous ne brûlons que les maisons où on découvre des armes", s'était défendue l'armée fin avril.
Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les combats sont devenus quasi quotidiens entre les forces de sécurité camerounaises, déployées en force et des hommes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone, qui avait éphémèrement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.
Selon le centre International Crisis Group (ICG), "au moins 120" civils et "au moins 43" membres des forces de sécurité ont été tués depuis fin 2016. Le bilan côté séparatistes est inconnu.
160.000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l'ONU, et 34.000 se sont réfugiées au Nigeria, selon l'agence nigériane de gestion des urgences (Sema).

Share Link: Partager l'article: Google Yahoo MyWeb Del.icio.us Digg Facebook Myspace Reddit Ma.gnolia Technorati Stumble Upon Blogmarks Ask PlugIM Mixx MSN Live
 

Ajouter une réaction


Code de sécurité
Rafraîchir

 

Journal de 20hrs

Mini journal TV du jour

Culture d'Afrique

Journal de l économie

La Tanière

Conversation

International

pub-ccc1

Vos Réactions