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PRESIDENTIELLE 2018 : QUINTE MAJEUR POUR QUADRILLER LE LITTORAL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Camnews24   
Vendredi, 10 Août 2018 16:42

Réputée frondeuse et plutôt favorable à l’opposition la région du Littoral se veut conséquemment complexe au plan politique. Une réalité qui ne saurait échapper au champion du Rdpc qui y a commis un Quinté majeur alliant parfaite maîtrise du terrain et jouissant d’une expérience politique qui fait de ses composantes des adversaires politiques redoutés singulièrement dans leurs aires sociologiques respectives. C’est ce qu’on pourrait effectivement dire concernant Laurent Esso, Lejeune Mbella Mbella, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, Narcisse Mouelle Kombi et El Hadj Oumarou.

Analyse faite, leur choix est loin d’avoir été anodin, si l’on s’en tient par ailleurs aux aires sociologiques desquelles ils sont issus et obéissant conséquemment à des spécificités sociopolitiques différenciées à bien d’égards. En effet, si on peut valablement affecter Lejeune Mbella Mbella et El Hadj Oumarou dans le Moungo, il ne fit point de doute que le premier cité y fait office de novice politique qui devra conséquemment s’adosser sur El Hadj qui y a roulé sa bosse, selon l’expression consacrée et fort de ce qu’il y a bravé adversité et subtilités de la campagne électorale, quand bien même celle-ci se fit au plus fort des municipales qu’il remporta du reste haut la main et qui lui permirent d’accéder à la posture de maire de Nkongsamba 1er qui est la sienne et ce, dans une circonscription politique naguère acquise à l’opposition et singulièrement au SDF. C’est dire que l’homme aura réussi la prouesse d’y inverser la tendance politique et surtout d’y asseoir le Rdpc qui sait pouvoir désormais compter le département du Moungo comme un bastion imprenable. Pour y parvenir toutefois, il aura certainement fallu à El Hadj Oumarou de convaincre un électorat alors considéré comme un non consommateur absolu, eu égard à la réticence qui était la sienne face au sigle Rdpc. Et c’est pour cette raison qu’il est devenu par la force des choses, une personnalité-ressource pour cette formation politique, aussi longtemps qu’il y va de quelque consultation populaire.

Capitaliser les bienfaits du vivre-ensemble

A la complexité du Moungo, la Sanaga Maritime répond par un ancrage nostalgique qui y avait littéralement braqué les populations contre le Rdpc, tant elles semblaient vouer un culte aux pères fondateurs du nationalisme ayant opéré sous la bannière de l’Upc. S’il est indéniable que ces compatriotes ont œuvré à leur manière à l’avènement de notre indépendance, leur œuvre se veut aujourd’hui dépassée, eu égard aux nombreuses mutations sociopolitiques qu’a subies notre pays depuis son retour au multipartisme. Malheureusement les populations ne semblaient pas avoir intégré les réalités tenant d’enjeux nouveaux tenant notamment du relèvement substantiel du niveau de vie  et non plus de la recherche effrénée de l’indépendance qui avait exigé le recours au maquis pour combattre le colonisateur. Fort heureusement, le passage de ce département à une composante sociologique cosmopolite a progressivement dilué cette propension nostalgique non sans que pour ce faire, les politiques se mouvant sous la bannière du Rdpc s’investissent en y promouvant le vivre-ensemble pour en faire le nouveau mode opératoire devant désormais régir les rapports interpersonnels et bien évidemment politiques en les expurgeant de basses considérations, pour faire prévaloir cet arasement vers le haut entendu comme l’enjeu majeur de l’heure, celui-là même dont le pouvoir actuel s’est fait le chantre en en exaltant les bienfaits tenant aussi bien du renforcement de la concorde sociale que de la promotion des investissements pour doper le marché de l’emploi. Toutes choses qu’a su mettre en branle Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe en s’appuyant  sur la communauté Adie.

Taire l’égocentrisme inhibiteur

C’est ce qu’on pourrait dire du département du Nkam qui, en dépit d’une pléiade d’élites arborant la coloration du Rdpc, se sont marché dessus en concédant à une anonyme formation politique d’y ravir la vedette. Mais avec l’accession de Narcisse Mouelle Kombi au strapontin ministériel des arts et de la culture, on assiste à un resserrement des rangs qui doit se poursuivre avec les joutes électorales relatives à la présidentielle annoncée. Aussi peut-on comprendre qu’il soit aux premières loges du quinté choisi par Paul Biya pour quadriller politiquement la région du littoral afin d’y réaliser un score plus qu’honorable qui lui garantirait une réélection au soir du 07 octobre 2018. Et dans cette optique, aucun département ne saurait être négligé pas même le Nkam qu’on croirait abandonné de fait à l’opposition, tant il est vrai qu’avec une élection à un tour et à la majorité simple, aucun détail n’est à négliger surtout quand ledit détail se décline en apport marginal en termes de suffrages valablement exprimés. Ceux-là que s’emploie à grignoter Narcisse Mouelle Kombi en sonnant l’alerte du resserrement des rangs assorti d’un abandon des réflexes égocentriques qui y ont disloqué le parti en en érodant la cohésion et l’efficacité électorale. Des appels qui seront certainement repris lors de la campagne présidentielle à venir pour laquelle Narcisse Mouelle Kombi sera incontestablement la personnalité-ressource de premier plan, pour le bonheur de ses pairs et surtout le champion du Rdpc.

Réfréner la percée de l’opposition

C’est la mission assignée au chef de délégation permanente du comité central pour la région du Littoral, Laurent Esso qui doit davantage l’implémenter dans le département du Wouri qui n’a de cesse de concéder des portions certes congrues à l’opposition et ce, quelle que soit la consultation électorale. Mais autant, on peut tolérer ces érosions de voix pour les autres consultations électorales, autant pour la présidentielle doit-on au contraire verrouiller la moindre fissuration pour ne concéder aucune brèche à l’opposition qui pourrait s’y fonder pour mettre à mal le champion du Rdpc et lui contester son leadership pourtant indéniable ailleurs et singulièrement dans l’arrière-pays. Aussi peut-on comprendre qu’on en soit désormais à multiplier des initiatives pour réfréner la percée de l’opposition dans le Wouri et globalement dans la région du Littoral. Mission difficile pourrait-on penser mais dans les cordes de Laurent Esso dont le tact et l’approche méthodologique rigoureuse constituent les atouts majeurs pour la mener à bien pour faire dudit département et de cette région, non pas des circonscriptions politiques anodines mais plutôt celles devant assurer au champion du Rdpc, suffisamment de réserves de voix le prémunissant contre toute contestation au final. Et dans cette optique, on ne semble point s’être focalisé sur quelque stratégie spécifique qui charrierait quelque risque latent d’opérationnalité, pour une pléiade d’approches stratégiques alliant porte-à-porte, réseautage et meetings, pour diluer l’agressivité politique de l’opposition, au sens noble dudit vocable.

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