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Scandale sexuel: voici les avocats aux trousses de Parfait Ayissi PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 04 Novembre 2017 12:36

L’affaire Ayissi-Bonita qui s’apparente pour certaines personnes au début des révélations scandaleuses à l’encontre du journaliste de Vision4 à un chantage a retenu l’attention des avocats et des activistes camerounais.C’est le cas de l’activiste Edmond Kuaté qui à travers le collectif « Je veux du travail, pas un PÉNIS » a déjà saisit la première dame Chantal Biya sur cette affaire qui suscite tollé et indignation dans le pays alors que l’intéressé est annoncé au Tchad.

Sur le plan juridique, une bataille contre Parfait Ayissi est en passe d’être mise en branle. Les avocats notamment Christian Ntimbane Bomo, Alice Nkom et Meka ont pris à bras le corps désormais cette affaire sur l’abus sexuel dont serait victime Bonita, la jeune fille de 17 ans qui entretenait des relations sexuelles avec Parfait Ayissi dans le but d’avoir un stage à Vision4.

L’initiative de cette guerre juridique revient au père de la victime qui s’est adressé à Me Christian Ntimbane Bomo pour constituer sa défense devant les tribunaux. « Nous appelons donc à une prise de conscience nationale et à tous les niveaux du fléau de l’utilisation à des fins sexuelles des jeunes filles mineures et des dangers qui en découlent. Ce sont nos enfants, protégeons-les », s’indignait Me Christian Ntimbane Bomo.

Se sentant interpellé par ce scandale sexuel, il va former un collectif d’avocat avec Alice Nkom et Meka pour défendre Bonita abusée par Parfait Ayissi qui encourt si les faits sont avérés 5 ans à 10 ans pour toute relation sur une mineure selon la loi.
Voici le profil des avocats qui prennent la défense de Bonita
Me Alice Nkom

Très connue pour être l’avocate des homosexuels. La Camerounaise Alice Nkom de 72 ans s’est pris sur elle de défendre le droit des homosexuels au Cameroun, où l’homosexualité est considérée comme un délit. Une chose qu’elle a faite durant toute sa carrière. Elle en a gagné des prix à l’international notamment le prix des droits de l’homme de la branche allemande d’Amnesty International.

Alice Nkom, fille de Poutkak fonde en 2003, l’Association de défense des homosexuels du Cameroun1. Elle défend en 2005, onze jeunes homosexuels emprisonnés et en 2013, obtient le premier acquittement de deux jeunes homosexuels dans un pays où la pénalisation de l’homosexualité existe depuis 1972. En 2012, le New Yorker l’a sacrée « Africaine de l’année ». Elle est perçue comme une personnalité africaine très influente sur le continent.

L’avocate camerounaise Alice Nkom s’est attaquée depuis plus de dix ans à l’article 347 bis, pénalisant l’homosexualité au Cameroun. « Farouche » militante des homosexuels malgré les intimidations et les menaces de mort dont elle est victime, une énergie que lui ont toujours reconnue ses collègues, elle a toujours partagé ses impressions sur l’évolution de la question des homosexuels dans son pays natal, où elle est considérée comme une « pestiférée ».

Par ailleurs, dans l’affaire Marafa Hamidou Yaya, la première femme avocate au Cameroun inscrite au barreau depuis 1969 a essuyé un revers. Malgré sa défense, elle n’a pas pu empêcher la Cour suprême de condamner à vingt ans de réclusion son client, l’ancien ministre.

Me Christian Ntimbane Bomo

L’avocat camerounais Christian Ntimbane Bomo spécialisé en Droit des affaires et Droit Financier s’est toujours distingué dans ses prises de position, ses opinions tranchées sur les revendications des anglophones camerounais.
« Nous considérons ces revendications à juste titre comme des formes d’expression politique. D’ailleurs que la Constitution camerounaise interdit formellement de faire arrêter des personnes à cause de leurs idées ou convictions politiques, » écrivait-il à son confrère anglophone Félix Agbor Nkongho.

Inscrit au Barreau de Paris, il s’est également prononcé à plusieurs reprises sur les questions de droits de l’homme, les fraudes fiscales notamment la polémique sur le FCFA, le litige de 123 millions d’euros qui impliquait l’État camerounais à la Société Générale dont il représentait le pays avec Jean-Paul Ngalle-Miano.

Dans l’affaire Patrick Sapack et David Eboutou, Me Christian Ntimbane Bomo, accuse le patron du groupe de presse L’Anecdote (auquel appartient la télé Vision 4), Jean Pierre Amougou Belinga, d’utiliser toute sorte de subterfuges pour fuir les débats au tribunal conscient de la vacuité du dossier d’accusation contre les anciens consultants de Vision 4, Patrick Sapack et David Eboutou.

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