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L’EFFICACITE DU C2D MISE A RUDE EPREUVE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Camnews24   
Vendredi, 19 Janvier 2018 10:49

L’Agence française de développement  vient d’accorder au Cameroun 590 millions FCFA pour élaborer la mobilité urbaine dans les villes de Douala et  de Yaoundé. Jean Claude Mbwentchou, ministre de l’habitat et du développement urbain a lancé les études y relatives  le 18 janvier 2018 à Yaoundé. Cette initiative vient s’ajouter à plusieurs autres en étroite relation avec le contrat de désendettement du Cameroun.

En effet Le Contrat de désendettement et de développement -C2D- est un programme d’annulation et de reconversion de la dette bilatérale octroyée de manière additionnelle par la France, et qui s’inscrit dans le prolongement de l’initiative pays pauvres très endettés.  Le C2D est conclu lorsque le pays atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE et le Cameroun a été éligible à ce contrat en avril 2006.

L’Etat camerounais continue  donc d’honorer sa dette mais, aussitôt le remboursement constaté, la France reverse la somme correspondante sous forme de dons affectés à des programmes de lutte contre la pauvreté et pour le développement durable. Cependant la question pertinente qui se dégage est de savoir si la totalité de ces fonds atteint les objectifs escomptés, étant donné que Les fonds C2D sont affectés aux domaines prioritaires définis par le pays bénéficiaire dans son plan stratégique pour la réduction de la pauvreté et pour le développement.

Au Cameroun il s’agit notamment de la santé, de l’éducation et du développement social et autres réduction du chômage. Et pour  évoquer  ce dernier volet qui  suffoque, les statistiques indiquent un taux de sous-emploi d’environ 30%. Les fonds CD2 de ce domaine étant particulièrement alloués aux programmes agropastoraux et halieutiques dont tous les GIC ne sont pas bénéficiaires. S’agissant du domaine de la  santé, les choses se limitent parfois à des remises  de kits obstétricaux, dans certains centres hospitaliers. Le C2D a déjà ainsi permis au Cameroun de réaliser des  projets dont certains sont en cours à l’instar de la construction du second pont sur le Wouri, le désenclavement de nombre de quartiers ou encore  la réalisation des projets d’assainissement des villes de Douala et Yaoundé. Jusque là, la précarité continue et le pays fait face chaque jour, un peu plus à des soulèvements sociaux. Rendu à sa 3e phase d’un montant de 400 milliards, le C2D entre la France et le Cameroun continue son chemin sans que la précarité ne recule véritablement.


Justice TOTOUOM

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