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PIONNIERS : CES OFFICIERS SUPERIEURS QUI FONT LA FIERTE DE L’ARMEE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Camnews24   
Vendredi, 10 Août 2018 12:01

Les mutations sociopolitiques du Cameroun lui ont imposé outre la modernisation de son armée, l’arrimage de celle-ci à des hommes neufs et mieux à même de pérenniser la notoriété induite de celle-ci. Le Chef d’Etat-Major des Armées René Claude Meka voit le jour le 2 février 1939 à Enongal par Ebolowa. Diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1962) et de l’Ecole d’Application de Saint-Maixent (1963), il est titulaire d’un EEM(DEM-1973), d’un ESG (1979) et d’un IHDN. Sur le plan professionnel, on retient de sa longue et riche carrière qu’il fut entre autres Commandant de la Brigade du Quartier Général, et Commandant de la 1ère Région Militaire. Cet époux et père de 5 enfants a été distingué à de nombreuses reprises dont : Chevalier, Officier, Commandeur et Grand Officier de l’Ordre National de la Valeur ; Chevalier, Officier, Commandeur et Grand Cordon de l’Ordre du Mérite Camerounais.

 

Sally Mohamadou

Le général de division qui (re)prend les rênes de la Rmia2, nouvelle formule, connaît bien son territoire de commandement. A Douala où il officie depuis 2006, il est présenté comme un soldat correct tant dans sa tenue vestimentaire que dans la conduite des hommes sous son commandement. Ce natif de Dembo dans le département de la Bénoué est issu de la promotion «10e anniversaire de l’indépendance» de ce qui était encore appelé Ecole militaire interarmes du Cameroun (Emiac) en 1970.

Après plusieurs expériences professionnelles accumulées dans divers postes de responsabilité au sein de l’armée et à travers plusieurs exercices militaires multinationaux, il a été élevé depuis le 25 juillet 2001 au grade de général de brigade puis en 2011 général de division. Ce qui a fait dire à Joseph Beti Assomo que le général de division «Saly Mohamadou est un officier général expérimenté, chevronné et habitué des missions complexes, périlleuses, délicates et même dangereuses». En sus, Douala, dira le Mindef,à son sujet est la capitale économique du Cameroun mais aussi et surtout une plaque tournante de de l’économie de la sous-région, une plateforme particulièrement sensible et vitale pour notre économie et celle des pays voisins sans façade maritime. Suffisant pour comprendre la complexité de ses nouvelles missions. Le Comrmia2 devrait ainsi assurer une sécurisation plus étanche de la frontière avec le Nigeria et surtout renforcer la coopération étroite avec la République fédérale du Nigeria «pour éviter que le territoire de ce pays ami, frère et voisin, ne serve de base aux groupes terroristes».

« Les actes d’indiscipline doivent être sanctionnés avec fermeté afin d’éviter que les mauvais exemples ne fassent tâche d’huile », martèlera Joseph Beti Assomo.

A une différence près, ces mêmes prescriptions ont été servies au nouveau commandant de la deuxième région de gendarmerie (Comrg2). Le général de brigade Toungue Elias qui succède au général de brigade Louba Zal Pierre a été invité à veiller à la bonne conduite des gendarmes.

Sur un ton d’une résonnance particulière, le Mindef a instruit au Comrg2 de mettre fin au racket des usagers lors des contrôles routiers tout comme il devra anticiper sur les activités et sources de malfaisance et de nuisance dans une ville de Douala où cohabitent diverses populations et sensibilités parfois opposées.

Il n’est pas non plus étranger à son territoire de commandement pour avoir été commandant de l’escadron n°24 du Port autonome de Douala, chef antenne Semil à Douala et commandant en second de la Légion de gendarmerie du Littoral.

 

Général Ivo Desancio, loyalisme et intégrité

Depuis un peu plus de 25 ans, le Général Ivo Desancio Yenwo est aux côtés de Paul Biya, en qualité de Directeur de la Sécurité Présidentielle, preuve de son loyalisme et de son intégrité. Et quand bien même, il est pris à parti par plusieurs publications de la presse nationale. Certaines, évoquant un état de désuétude profond auprès du chef de l’Etat et de son épouse pendant que d’autres à la plume cocasse, poussaient le bouchon plus loin dans des analyses fortement trempées au vitriol annonçant la déchéance tous azimuts de ce Général de gendarmerie à cause de détournements de fonds alloués aux éléments de la Dsp. On faisait alors valoir la thèse d’un mécontentement autour et au sein de la sécurité présidentielle. Des projections et des affirmations balayées d’un revers de la main par des sources crédibles qui affirmaient preuves à l’appui qu’il n’y avait pas de problèmes à la Dsp. Si ce n’était qu’un complot des Bais dont l’essentiel était de faire sauter les verrous des relations profondes et sincères entre ce compatriote de souche anglophone et le chef de l’Etat Paul Biya. Quelques noms sont cités: on parle d’un colonel muté à L’Est du pays et d’un autre à retrouver au Quartier général. Animateurs d’une fronde qui semble ne pas aboutir du fait que depuis ce qu’on est convenu d’appeler la tragédie des Bétis par les Bétis, Paul Biya ne semble plus céder aux chantages, ni écouter les chants de Cygnes. On se souvient qu’il y a quelques années, le Général Ivo Desancio Yenwo Directeur adjoint de la sécurité présidentielle à cause d’intrigues savamment montés, avait été muté dans le Sud du pays. Quelques mois seulement après, il avait été rappelé aux côtés du Chef de l’Etat comme Directeur de la sécurité présidentielle. Ce rappel suffirait pour biens des comploteurs d’être méfiants car, ne sachant pas les réalités d’actualités entre ce Général de gendarmerie et le Chef de l’Etat.

La présence du Général Ivo Desancio Yenwo à deux pas de Paul Biya depuis plus de 25 ans, au point d’en devenir la silhouette lors des apparitions publiques du Chef de l’Etat, commence par une histoire macabre. Celle d’une insurrection dans les casernes ayant mis en péril la vie physique du président de la République et la vie de la nation. Des évènements douloureux à rappeler mais que l’on ne peut éluder quand il s’agit de parler du Général Ivo. C’était le 6 avril 1984, alors que le palais présidentiel est assiégé par les soldats mutins de la Garde républicaine, cet officier anglophone du Nord-Ouest se range du côté des loyalistes. A la tête de 7 éléments, il conduit Paul Biya à l’abri dans un bunker blindé au sous-sol du palais et organise la résistance au front face aux poches de replis des putschistes. La légende ajoute qu’il aurait intimé l’ordre au Chef de l’Etat, très ému par l’ampleur des combats et les pertes en vies humaines, de garder son sang-froid de Président de la République et de ne pas bouger de sa planque quelque fût le prétexte. Il organisa la résistance au dehors et sauva la vie à Paul Biya et la République fût sauvée d’un chaos qui n’aurait eu de pareil que ceux observés dans les pays ou des coups d’Etats avortent ou réussissent. Les deux hommes ne se sont plus quittés depuis ces trois jours de triste mémoire. «Honneur et fidélité». Honneur à un homme et à un pays; fidélité à un homme et à un corps. Tel semble être le credo de ce brillant officier de gendarmerie né le 23 juillet 1944 à Jakiri dans le Bui, entré en service le 1er janvier 1961, breveté de l’Ecole des Officiers de Gendarmerie de Melun en France et diplômé d’Etat-major, promu général de Brigade le 25 septembre 2001. En prenant ses galons de général suite à cette reconnaissance du Chef suprême des armées, le promu déclarera: «C’est un couronnement de mes efforts. Je le dois au Chef de l’Etat, Paul Biya, Président de la République et Chef suprême des Armées qui me la décerné. J’en profite pour dédier mes attributs de Général de Brigade au Chef de l’Etat qui m’a fait confiance et à son épouse Madame Chantal Biya, aux camarades des forces armées qui sont tombés à Bakassi pour défendre le territoire national, à mon épouse qui a tenu le parcours avec moi, et à tous les ressortissants du Nord-Ouest représentés aujourd’hui par les Fons sans lesquels je ne saurais prétendre porter ces galons…».

Général André Patrice Bitote:

Le stratège qui monte

Ce natif de Zoétélé est parmi les 11 officiers supérieurs à avoir bénéficié de la promotion au grade de général.

Il est certainement le plus jeune officier général de l’armée camerounaise depuis jeudi dernier. Le général de brigade André Patrice Bitote, 52 ans, est aujourd’hui le porte-étendard de sa promotion à l’Ecole militaire interarmées de Yaoundé, baptisée « Ouverture et Démocratie » (1990-1993). Après sa sortie de l’EMIA, il  s’engage dans la gendarmerie nationale. Dans ce corps, il a obtenu tous les diplômes militaires et fait partie de la première promotion des brevetés d’études militaires supérieures à l’ex-Cours supérieur interarmées de défense, actuelle Ecole supérieure internationale de guerre de Yaoundé (2005-2006).

Sa promotion au grade de général de brigade a été suivie par celle au poste de directeur central de l’administration et de la logistique  au ministère de la Défense. Bien avant, le général Bitote était directeur du budget et des équipements au MINDEF entre 2016 et 2017, directeur des affaires administratives, financières et domaniales dans les services centraux de la Gendarmerie nationale de septembre 2005 à juin 2007. Au plan universitaire, le général de brigade Bitote est doctorant en stratégie, défense, sécurité, gestion des conflits et catastrophes à l’université de Yaoundé II. Stratège, il est également juriste. Il a par exemple un diplôme d’études supérieures spécialisées en droit de l’urbanisme et de l’environnement obtenu en 1989 à l’université de Limoges en France.

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